Ly Lagazelle, sensible à l’authenticité

Ly Lagazelle, sensible à l’authenticité
By Arts visuels
Juin 07

Ly Lagazelle, sensible à l’authenticité

De retour d’une exposition présentée en off lors de la Biennale des Arts contemporain à Dakar, Ly Lagazelle exposera une série de photographies inédites au Festival LILI WOMEN Du 22 au 24 juin. Avec sa complicité, nous avons exploré son univers.

Par Karim Dagnogo

Sokhna, Ly Lagazelle.

Le blanc et noir, projecteur sur l’identité

L’artiste affectionne le monochrome. Elle use de l’effet blanc et noir pour créer un focus sur l’identité. C’est une quête perpétuelle presque obsessionnelle.

J’utilise le blanc et noir parce que  ce sont les couleurs originales de la photographie. C’est aussi la quête perpétuelle d’une identité.

Danse endiablé, Ly Lagazelle, Courtesy of Ly Lagazelle

Les mains, aussi importantes que les yeux

Ly Lagazelle aime photographier les mains de ses « sujets ». Le choix de cet angle d’approche n’est pas fortuit. En effet, au même titre que les yeux les mains incarnent pour notre photographe le miroir de l’âme :

Vous verrez que lorsqu’un homme perd la vue, il a recours à ses mains pour rester en contact avec son environnement 

Elle veut par ailleurs mettre la lumière sur ces personnes valeureuses font un travail remarquable, parfois éprouvant, avec leurs mains.

C’est un moyen de rendre hommage à toutes ces personnes qui travaillent avec les mains nues

Vendeur d’oiseaux, Ly Lagazelle, Courtesy of Ly Lagazelle

Dans tous les domaines d’activités il existe des défis à relever, la photographie n’échappe pas à cette loi. Ly Lagazelle a beaucoup voyagé pour découvrir du monde, raconter des histoires, et surtout faire des photos. Des difficultés elle en a rencontrées :

le défis qui se présente à moi est le même  rencontré par d’autres photographes. Le problème de communication est l’un des défis majeur que j’ai eu à relever. Pour avoir une photo je me suis déjà fait insulter, mais après quand j’ai ce que je recherche le reste ne compte pas vraiment.

En plus du problème de communication le souci des grands photographes comme Ly Lagazelle, c’est surtout de faire des photos originales :

L’un des  grands  défis c’est de parvenir à capturer l’instant parfait dans un moment de difficulté

C’est aussi d’innover, se renouveler. Elle l’a bien compris et prévoit casser les codes lors de Festival Lili Women. Nous sommes follement tentés de vous donner quelques indices, mais nous allons vous laisser patienter. Rendez vous le 22 juin pour le vernissage au Goethe Institut d’Abidjan, à partir de 19H.

A propos de Ly Lagazelle

Phillis Lissa, plus connu sous le nom de Ly Lagazelle est une photographe Ivoirienne. C’est à l’occasion d’un festival des Arts à la Fondation Donwahi en décembre 2007 qu’elle s’intéresse à la photographie. Alors hôtesse pour l’événement, ses yeux s’illuminent devant les clichés exposés. Ly veut devenir photographe. Les choses s’enchaînent dès lors pour elle. Elle se documente, aiguise son oeil, s’inspire d’illustres devanciers comme Sebastio  Salgado, Joseph Koudelka Gerard Depardon ou encore Seydou Keita. Son appareil devient son meilleur ami. Elle s’exerce et construit une signature au fil de ses créations marquées d’une certaine forme de spiritualité.

Comment (1)

  1. En Espagne, deux photographes ivoiriennes exposent sur les droits des femmes - Culturiche Oct 20 2020 - 3:38

    […] avons été extrêmement fier de savoir que Nadi Jessica et Ly Lagazelle font partie de cette sélection d’artistes photographes issus du Sénégal, du Mali, du Congo, du […]

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