Le lac Gbamélé de Modeste : les non-dits sur une eau qui sème la terreur

Le lac Gbamélé de Modeste : les non-dits sur une eau qui sème la terreur
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Fév 24

Le lac Gbamélé de Modeste : les non-dits sur une eau qui sème la terreur

Depuis quelques jours, les réseaux sociaux en l’occurrence Facebook et Twitter sont inondés de commentaires portant sur « les mystères » du lac modeste, après la disparition d’un jeune riverain de la ville de Grand-Bassam qui aurait perdu la vie dans ce lac. La rédaction a mené sa petite investigation pour en savoir davantage sur cette eau qui sème la terreur.

Par Jackie Edi et David Dolégbé

“Le lac tue les gens depuis longtemps, je ne comprends pas pourquoi ce n’est que maintenant que les gens sont surpris d’entendre cela.”

Nous dit au téléphone, Apoutou Marie-victoire, une jeune fille native de la ville de Bonoua, contactée pour la circonstance.

En 2015, un ancien de cette ville avait évoqué ce sujet sur les antennes d’une célèbre radio commerciale, attirant ainsi la vigilance des autorités coutumières. Ils ont par la suite  décidé de fermer l’espace de détente aménagé autour du cours d’eau. Des promesses de libations et sacrifices avaient même été tenues, pour conjurer le sort. Mais les noyades mystérieuses n’ont pas cessé.

Des pratiques obscènes qui provoquent la colère des génies

En effet, malgré la fermeture de l’espace de détente, des jeunes s’y rendent pour pique niquer sur la berge et s’adonnent bien souvent à des pratiques sexuelles. Plusieurs personnes ont été des témoins oculaires de ces scènes.

C’est le cas de Oupoh Kabi, qui affirme être tombée sur une partouze, alors qu’il y était pour fêter l’anniversaire de son amie, un commentaire lu sur Facebook. Suffisant pour faire le lien entre ces habitudes malsaines et les conséquences mortuaires que provoquent le génie du lac. Quand on sait déjà qu’en Afrique, de nombreuses communautés polythéistes se livrent à l’adoration de divers objets symbolisant des croyances traditionnelles comme l’eau. La preuve, un an après la fermeture en 2015, la rédaction en ligne de Fraternité Matin faisait état du décès mystérieux d’un certain Djigbé Harding Silvère, 21 ans, retrouvé noyé, le 5 septembre 2016, dans le lac Gbamélé de Modeste

Ce lac serait donc une eau sacrée protectrice de la tradition ancestrale. Nous sommes entrées en contact avec des personnes ressources pour en savoir davantage sur cette situation, mais sans réponse. 

Il est important de savoir que ce lac ne se situe pas dans le village de Modeste ni dans la ville de Grand-Bassam. Mais plutôt, dans le village de Gbamélé, qui fait frontière au sud avec Azurreti et au nord avec Modeste. Une terre où vivent des tribus Abourés.

Le peuple Abouré ayant séjourné à Azuretti avant de traverser la lagune pour Gbamélé s’est confié au génie des lieux appelé KAMAN N’GOHOU, qui selon les anciens est un génie de fertilité et de réjouissance.

Surnommé aussi Lac Noir pour sa couleur un peu trouble, ce Lac aujourd’hui tient sa notoriété en raison de son mystère et de son silence qui en dit beaucoup.

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